Les Hospices Civils de Lyon (HCL) se sont dotés d’un FibroScan. Ce nouvel appareil de soin permettra de diagnostiquer le développement de l’hépatite C chez certains patients et autorisera la surveillance des pathologies chroniques.
En France, l’hépatite C frappe en moyenne 5 000 personnes par an, dont 7% sont toxicomanes. Auparavant, pour le diagnostic de la maladie, plusieurs opérations chirurgicales, appelées biopsie, pouvaient être pratiquées afin de prélever un morceau de foie par voie intercostale. Lourdes et inconfortables, ces interventions n’avaient guère bonne presse chez les professionnels. Aussi, au Centre de Soins Spécialisés pour Toxicomanes (CSST) de l’Hôtel-Dieu, les médecins ne cachent pas leur enthousiasme quant à l’acquisition récente d’un FibroScan, un appareil de diagnostic dédié au foie qui permettra dorénavant de détecter la maladie dans de meilleures conditions, tant au niveau des patients que des médecins. L’intervention au FibroScan ne dure en effet qu’une quinzaine de minutes et permet de jauger avec précision l’évolution de la maladie dans l’organisme : « L’examen réalisé avec le FibroScan est bien accepté par les patients, parce qu’il est indolore, rapide et ne présente pas d’effets secondaires. Il peut être renouvelé régulièrement, sans risques, pour suivre l’évolution de la maladie. Enfin, il permet d’évaluer rapidement l’état hépatique du patient et ainsi d’apprécier en partie l’urgence de sa prise en charge » déclare le Dr Bailly, hépatologue au CSST.
L’achat du FibroScan s’inscrit dans un prolongement de lutte contre les hépatites virales B et C, un combat mené depuis le début de l’année par le CSST, et entend favoriser le dépistage et la vaccination notamment chez les toxicomanes.
Sonia, ancienne héroïnomane, a déjà eu affaire au FibroScan. De l’aveu de la jeune femme, âgée de 26 ans, ce nouvel équipement est une véritable avancée et témoigne d’une volonté des équipes médicales de prodiguer les meilleurs soins à leurs patients : « J’ai onze mois de traitement et j’en suis à mon troisième. Avec cette machine, j’ai les résultats de mes examens tout de suite et je peux en discuter avec mon médecin. C’est à l’inverse de la biopsie qui peut parfois être douloureuse, avec quelques gouttes de sang qui coulent. Là, on ne sent rien, juste une impulsion qui donne une sensation de massage, c’est tout ».
L’appareil de mesure est élaboré par la société Echosens et coûte en moyenne 75 000 euros. De conception franco-française, il équipe déjà plus de 140 hôpitaux français.
